mercredi 27 janvier 2010

L'instant poétique quater

Plan de Paris
Jacques Prévert

Rue de Lappe
il y a un chat
Rue Fontaine
il n'y a pas de fontaine
Rue de Liège
devant la grande fabrique de bouchons
il y a un tire-bouchon qui se promène et qui ricane
avec une grande méchanceté
Rue Croulebarbe
il y a une vieillard qui n'en fini pas de mourir
Rue Madame
il y a un monsieur
Rue Monsieur
il y a une dame
Rue Mademoiselle
il y a une ombrelle
Rue des Petites-Ecuries
il y a un grand cheval gris qui pleure dans son lit trop petit
Rue Pascal
il y a un curé qui prend des paris pour les courses
Rue Général-Gallifet
il y a du sang sur le trottoir
Boulevard Haussmann
il y a un anglais avec un os
Place de la bourse
il y a un drapeau tricolore
Avenue de la Grande-Armée
il y a un cul-de-jatte.

lundi 25 janvier 2010

Gainsbourg, vie héroïque

Joann Sfar nous conte un Gainsbourg anecdotique, imaginaire, enfumé, mythique... Les adjectifs se bousculent sous mes doigts pour décrire ce film.


On redécouvre cet artiste brillant de génie et d'excès (le talent serait-il synonyme d'autodestruction? ) qu'y s'inscrit aujourd'hui comme un mythe dans le panthéon de la musique française. Les acteurs sont éblouissants de réalisme, Laetitia Casta en Bardot, lucy Gordon en Birkin et Eric Elmosnino en Gainsbourg, en tête. L'imaginaire de Sfar se mélange aux anecdotes Gainsbouriennes pour nous perdre dans un flou où la frontière réel/imaginaire se meut sans cesse.

Mon seul regret serait que le film n'apprend rien sur la vie de Gainsbourg, la succession de moments clefs de sa vie amoureuse me laisse sur ma faim : ce grand artiste ne serait se définir seulement par sa relation aux femmes? Il est vrai que ce personnage multiple et si riche doit être horriblement compliqué à mettre en boite et en toute sincérité, je pense que Sfar a rempli son pari : nous présenter son Gainsbourg.

Ps: pour rester dans le ton, la playlist sera Serge Gainsbourg ou ne sera pas!

dimanche 24 janvier 2010

delires soldesques et autres petites histoires

C'est au calme sur mon lit, grignotant des amandes sur une douce mélodie de Barbara, que je m'en vais vous conter mes aventures parisiennes. Il m'arrive de me prendre pour Carrie Bradshaw, j'assume!

Nous avions décidé de commencer par les grands magasins, nous voilà donc à 11h30 dans des galeries LaFayette tourbillonnantes de fashionistas se pressant devant des articles peu démarqués. C'est sans surprise que je suis tombée amoureuse d'un sac Sonia Rykiel non soldé...
Après un constat semblable au Printemps, nous avons décidé d'aller nous restaurer chez Rose Bakery, j'en ai déjà parlé ici et avec un deuxième test aussi concluant que le premier je ne peux que vous recommandez d'aller y déguster une tarte, pizette, soupe ou carot cake!

Bien restaurées, nous sommes allées flâner au marais où de bonnes surprises nous attendez! Nous arrêtant devant une petite boutique affichant de jolies tuniques en soie, nous avons poussé la porte de Arts, l'art du basic sans m'attendre à me battre pour une blouse 100% soie à trente euros avec une anglaise de passage, à essayer les articles au milieu du magasin (pour cause de cabines d'essayage prises d'assaut) et à ressortir le sourire au lèvre, allégée au niveau du porte monnaie mais fière d'avoir fait de bonnes affaires! D'ailleurs une question n'a cessée de me tarauder : comment un article peut passer de 150 euros à 30 euros ? Les marges dans les boutiques seraient-elles si énormes?

J'ai essayé quelques articles chez Lynn Adler, dégusté un thé au Palais des thés en regardant avec envie "La cuisine au thé", flâné sereinement à comptoirs des cotonniers (j'avais déjà dévalisé la boutique d'Aix en provence) et admiré quelques vitrines, l'air froid me piquant le visage, en pensant revenir pour la nouvelle collection!

Je vous rassure je n'ai pas acheté le sac Sonia Rykiel mais un sac Morgan pour remplacer mon ancien compagnon troué. Ceci dit si quelqu'un veut absolument me faire un cadeau...

jeudi 21 janvier 2010

Tout un programme

Ce soir, pour moi c'est le début du weekend, il y a quelques petits avantages à être étudiante!
Donc après trois heures de physique de l'atome, je retrouverais ma maman au cinéma pour aller voir Gainsbourg, un conte de Joan Sfar. Je suis impatiente de découvrir ce film dont on a tant parlé, j'ai peu de chance d'être déçue sur la véracité des faits puisqu'il est mort pendant ma petite enfance! Ce qui est sûr c'est que je vous en reparle très vite.
Vendredi, à l'aube, je sauterai dans un TGV pour la capitale pour une journée shopping. En conclusion, je reviendrai dimanche vous raconter mes folles aventures...

mardi 19 janvier 2010

La reprise

Depuis hier, les cours ont repris.
J'enchaine les cours de chimie organique, d'optique et de relativité avec un plaisir non feint ou presque, j'ai redécouvert les joies du resto u et des salles de cours mal isolées perchées au sixième étage, bref que du bonheur!

Il faut voir le bon côté des choses à force de monter et descendre les 6 étages, au mois de juin j'aurais des jambes de déesse (ou de cycliste) et je serais, enfin, licenciée (pas de mon job étudiant, je vous rassure).

En attendant, je vous laisse, j'ai trois pages de nomenclature à réviser pour demain.

samedi 16 janvier 2010

Bliss

Ou comment s'esclaffer deux heures dans une salle obscure.


Le premier long métrage de Drew Barrymore est, de mon point de vue, une franche réussite. Bliss est une comédie indépendante complètement décalée et très drôle. Le film met en scène un sport inconnu en France, le roller derby. Un sport violent où des filles s'affrontent en patin à roulettes, frissons garantis!
Les scènes hilarantes succèdent aux images violentes du derby entrecoupés de moments d'émotions, on passe une très bonne soirée en compagnie de ces roller girls déjantés!

jeudi 14 janvier 2010

Le pourquoi du comment

Pour mon centième post, je voulais faire quelque chose d'un peu particulier. Il y a des choses que seule une personne tenant un blog peut comprendre notamment regarder à partir de quels mots lancés sur un moteur de recherche arrive-t-on à notre blog. Un nombre incalculable de visiteurs débarquent sur mon blog en cherchant de "véritables cookies américains" ou une quelconque citation, mais parfois en consultant cette liste je me demande comment ces personnes sont tombées sur mon blog...

Alors aujourd'hui, petit florilège :
- "évocation d'un parfum "
- "message d'amour"
- "fausses sucreries"
- "quartier homo ny"
- "anna berthe boutique"

Et vous amis bloggueurs quels genres de requêtes étranges amènent à votre blog?

mercredi 13 janvier 2010

Intermède littéraire

Ces dernières semaines, j'ai eu assez de temps pour bouquiner et quelle meilleure activité, en cette période de grand froid, que de lire bien au chaud chez soi ? J'en ai sélectionné trois pour occuper vos longues soirées d'hivers.

"Les larmes de jade" de Adam William
Ce livre je l'avais acheté cet été, un jour où, enfin débarrassée de mes examens, j'avais assez de temps pour m'adonner à la lecture et j'avais, à cette fin, dévalisé mon libraire. Mais, j'avais présumé un peu trop vite de mon temps libre, et ce livre est resté des mois sur mon bureau sans que personne ne l'ouvre...
Jusqu'à ce que récemment n'ayant plus rien à lire je me décide à l'attaquer, et il me fut impossible de le lâcher sans en avoir savouré la dernière page. Evidemment avec ses presque 900 pages, son allure de pavé, il fait un peu peur, et c'est sans doute pour cela que j'ai mis tant de temps à l'ouvrir. Mais ces destins incroyables qui se croisent dans tout le continent asiatique m'ont emporté si loin dans mon imaginaire que lorsque je levais la tête de ma lecture il me fallait quelques secondes pour me rappeler où j'étais! Si vous aimez les épopées historiques, les histoires d'amour compliquées et les mystères de l'Asie vous passerez un très bon moment en compagnie de ce livre.

Au mois de décembre j'ai reçu une lettre des éditions livre de poche, me priant de choisir dans leur collection un livre qui me serait offert. Les circonstances de ce présent reste assez flou pour moi (un concourt réalisé il y a des mois pour le magazine Marie-France?), ceci-dit j'étais ravie et après avoir étudié leur catalogue mon choix s'est porté sur "La traversé de l'été" de Truman Capote. J'avoue n'avoir jamais lu son chef d'oeuvre "de sang froid", dont je suppose l'histoire horriblement traumatisante un peu comme "le dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo qui m'a profondément ébranlé. L'histoire du manuscrit de ce roman etant lui-même romanesque, j'ai eu envie de le découvrir. C'est une histoire d'amour comme tant d'autre mais avec une telle finesse psychologique, un tel dicernement sur cette pression sociale qui pèse sur chaque jeune gens que Capote rend cette histoire universelle, un peu comme un roméo et juliette des temps modernes. Un vrai coup de coeur!

A noël, tous les éditeurs poches sortent des séries limités de ce qu'ils estiment être des grands classiques et chaque année je craque pour ces exemplaires relookés. L'année dernière j'avais jeté mon dévolu sur le coffret de "1984" de George Orwell et cette année je n'ai pu résister au coffret de velours noir parsemé de pampilles de paillettes argentées qui renfermait "Petit déjeuner chez Tiffany" de Truman Capote. Evidemment j'adore le film où Audrey Hepburn est sublime, j'en ai d'ailleurs parlé . Le film étant librement adapté du livre, les différences entre les deux sont de tailles. Et je dois dire à regret, que le livre n'est pas aussi envoûtant que le film où la folie douce du personnage principal est nettement plus attachant! Mais j'ai passé un très bon moment à redécouvrir cette histoire dans la prose si riche de Capote ainsi que de découvrir les nouvelles qui lui succèdent.

N'hésitez pas à me laisser vos conseils de lecture!

mardi 12 janvier 2010

Japon dernière partie

Lorsque nous avons ouvert les yeux en cette froide matinée, nous ne voulions plus partir du Japon et le retour était imminent! Il a fallu beaucoup de motivation, et une faim de loup, pour que je m'extirpe de mon confortable futon. Dans la salle à manger du ryokan nous attendait un copieux petit déjeuner japonais où les ramens succédaient aux sashimis entre deux gorgées de thé vert brulant.
Dans le calme d'un matin à Miyajima, nous sommes descendus sous le Tori, qui sous les oeuvres de la marée n'avait plus rien de flottant à notre grand émerveillement!


Il a fallu se résoudre à prendre le ferry, puis le shinkansen pour Tokyo. Cette journée coincée dans les transports en commun nippon annonçait la fin de notre périple, et nous comptions bien profiter de notre dernière journée au Japon pour faire quelque chose de bien particulier : voir le mont Fuji!

Après avoir consulté le site de l'office du tourisme japonais, nous avions décidé de nous rendre au lac Kawaguchi dans la région des cinq lacs, où parait-il le Mt Fuji se refletant dans le lac offrait un panorama exceptionnel! Et toujours sur les conseils du site nous avions décidé de nous y rendre en train. Nous avons perdu 4 h dans les transports en commun! A l'arrivée le Mt Fuji est resté caché derrière de gros nuages épais. Terriblement agacés par tout ces contre-temps, nous avons décidé de rentrer en bus, beaucoup plus pratique que le train!
Le car avait à peine démarré que le Mt Fuji sortit des nuages, nous laissant collé à la vitre, heureux d'avoir pu apercevoir cet emblème japonais.


De retour dans la capitale nippone, nous avons profité de notre fin d'après midi pour finir nos achats. En sortant du métro nous avons aperçu plusieurs cosplayeurs qui se dirigeaient tous vers le même endroit. Suivant cette foule grandissante nous sommes arrivés à un point de rencontre où des milliers de jeunes tokyoïtes ayant revêtu leurs plus beaux costumes se pressaient!


Nous avons mangé nos dernier sashimis nippons, acheté quelques bouteilles de saké, bouclé nos valises (qui s'étaient multipliées pendant notre périple), et nous nous sommes endormis, à regret, en pensant que demain il faudrait rentrer...

lundi 11 janvier 2010

Le manque de temps et autres petites contrariétés

Depuis la mi-décembre je manque cruellement de temps, alors, évidemment je poste moins et pourtant j'ai de nombreuses choses à raconter mais rien ne se passe comme je veux et le temps me fuit entre les doigts.
Quand j'ai commencé ce blog je ne pensais pas qu'il dériverait de lui-même vers d'autres sujets que ceux pour lesquels je l'avais ouvert et pourtant il me reflète tel que je suis une grande gourmande de la vie, qui voudrait tout savourer ce qui, heureusement, est impossible. Au début je voulais surtout rester anonyme, mais au fil des mois je me rends bien compte qu'il est impossible de tenir un blog sans s'exposer. C'est une évidence, on ne peut raconter sa vie sans jamais se dévoiler!

Alors au programme de ce mois de janvier, déjà bien attaqué, la fin de mon voyage nippon, des recettes appétissantes, mes découvertes culturelles et d'autres surprises.

A bientôt...

jeudi 7 janvier 2010

La citation du jeudi

"Le ciel de l'humanité moderne s'est brisé en éclats dans la lutte cyclopéenne pour la richesse et la puissance. Oui, ce monde avance à tâtons dans les ténèbres de l'égocentrisme et de la vulgarité."
Okakura Kakuzô "Le livre du thé"

mercredi 6 janvier 2010

Verrines au saumon et au wasabi

Ou comment manger 800gr de saumon fumé à deux lorsque l'on a succombé aux promotions d'après fêtes!
Samedi dernier les chocolats, foie gras frais et saumon fumé étaient soldés, j'en ai donc profité! Ce qui nous a permis, par la même occasion, d'essayer une recette de notre nouveau livre de cuisine Ma petite cuisine japonaise de Laure Kié au édition Marabout. Ce livre a la particularité d'allier cuisine japonaise et cuisine méditerranéenne, une vraie mine de bonnes idées pour qui aime la cuisine japonaise mais qui a beaucoup de mal à trouver, en France, certains ingrédients indispensables!
J'ai un peu modifié la recette à ma convenance, remplaçant les laitages par un substitue végétal


Ingrédients (pour 4 personnes, 2 verrines par personne)

2 tranches de saumon fumé coupées en lamelles (j'en ai mis beaucoup plus...)
2 avocats
1 c à c de wasabi
200gr de crème végétale (initialement de la faisselle)
5 c à s d'huile d'olive
le jus d'un citron vert
Pour la décoration : oeufs de saumon et ciboulette

Mixer la chair d'avocat, le wasabi, le jus d'un demi citron, le sel et le poivre ensemble.
Fouetter la crème avec l'huile d'olive, le jus d'un demi citron, le sel et le poivre.
Dans chaque verrine, mettre une couche du mélange à l'avocat, puis les lamelles de saumon suivi du mélange à la crème et pour finir, décorer d'oeufs de saumons et de ciboulette ciselée.
Servir frais.

C'est un vrai délice : le goût discret du wasabi apporte une touche d'originalité!

PS1: Je viens de me rendre compte que ce blog prend des air de blog culinaire....
PS2: Dsl pour la qualité desastreuse des photos prises avec mon portable.

lundi 4 janvier 2010

Bonne Année 2010

Je vous souhaite une année pleine de bonheur, d'instants heureux et de voyages au bout du monde.