vendredi 29 mai 2009

Guide de survie à l'usage des non-Marseillais - la tchatche

Si un jour, l'envie vous prenait de venir flâner à Marseille il y a quelques petites choses que vous devriez savoir.
Pour cette première édition du guide de survie je vais vous parler vocabulaire. Enrichie par une multitude de mots étrangers le vocabulaire marseillais peut parfois laisser hermétique les touristes de passage ! Après la lecture de ce petit lexique le parlé marseillais n'aura plus aucun secret pour vous.

à l'agachon : à l'affut

une arapède : petit mollusque solidement accroché aux rochers/personne très collante

un babaou : un fanfaron

partir en biberine : partir en sucette/en déconfiture

être blanquinas : être très pâle

un bras-cassé : un paresseux

une broque : une personne pas soigneuse

un cafouche (prononcé cafouchi) : débarras mal rangé

une cagade : une très grosse bêtise

une cagole : fille aux mœurs légères et au comportement vulgaire

un calu : un fou

chaler : transporter qqn sur un vélo ou une mobylette

chavane (il tombe une chavane) : gros orage (il tombe des cordes)

chourer : voler

degun : personne

un destrussi : qqn qui casse tous ce qu'il touche

s'emboucaner : se disputer avec qqn

s'embroncher : trébucher

empeguer/encaper : attraper

engaster : enerver

une esquinade (être plate comme une esquinade) : araignée de mer (ne pas avoir de poitrine)

estouffe belle-mère : dur à avaler/ se dit d'un gâteau sec

un fada : un fou

fatche de : interjection typiquement marseillaise traduisible par merde alors!

être frit : avoir trop bu, être bourrer

furer : équivalent marseillais du french kiss

un gaté : un calin

de longue : en permanence

la malle : le coffre de la voiture

marroner : bouder

un minot/une minote : un enfant

faire nono : dormir

foutre le ouaï : mettre du désordre

à ouf : gratuit

avoir des oursins dans la poche : être radin

un pacoulin (qui vient de la pacoule) : un paysan

passer la pièce : passer la serpillière

pastisser : salir

à l'an pèbre : il y a très très très lontemps

la pile : l'évier

rastègue : petit/maigrichon

un tchapacan : qqun qui travaille mal/ qui bâcle le travail

tchatche (avoir la tchatche) : discours interminable


Tout ça avec un petit accent chantant, pas l'espèce de caricature qu'on entend à la télé!

mercredi 27 mai 2009

Polynésie Française quatrième partie

 Au programme, aujourd'hui, le plus grand atoll de Polynésie! C'est dans les Tuamotu que se trouve Rangiroa, très connu pour ses spots de plongée, ses dimensions remarquables (l'île de Tahiti pourrait être totalement contenue dans sa mer intérieure) et sa ferme perlière.

 Après une heure de vol, nous voilà arrivé dans cette île un peu moins touristique que nos deux dernières escales. L'île ne compte, d'ailleurs, que deux hôtels mais possède des pensions de famille dont certaines très réputées pour leurs tables.

 Une des plus étonnantes excursions est, sans doute l'île aux récifs! Il s'agit de formations coralliennes fossiles, appelées feo, qui semblent avoir été créés lors du "cataclysme" provoqué par la sortie de Tahiti (beaucoup plus jeune géologiquement) du fond des océans.
Embarquons-nous dans le bateau coloré et en route pour l'aventure! Au milieu du lagon, le bateau s'arrête et deux de nos guides sautent pour revenir les bras chargés de poissons très colorés et aux noms très évocateurs tels que le poisson chirurgien, le mérou (roi en tahitien), l'empereur ou encore le napoléon, notre repas de midi!! Et tout à coup, terre en vue! C'est une plage déserte (oui réellement déserte celle-là) qui se dessine au loin. En approchant de la plage, un ban de petits requins suit notre bateau jusqu'à l'arrimage et fait monter l'adrénaline au moment de sauter dans l'eau translucide! Sur la plage nos guident nous proposent une dégustation de noix de coco : fraiches, sèches (celle que l'on connait en tant que métropolitains) et germées. Une découverte de saveurs très différentes et un coup de cœur pour la noix de coco germée dont la chair a un goût exquis (et qui est bien sûr introuvable chez nous). Sans plus attendre partons à la découverte des fameux récifs : un paysage très différent de coraux noirs qui retiennent une eau bleutée transparente et des petits poissons de lagon. Et derrière les coraux l'océan pacifique, une étendue bleu foncé dont on ne voit pas la fin!

 Une petite faim se fait sentir après toutes ses aventures, alors direction le motu familial de nos guides pour un barbecue de poissons de lagon frais, une dégustation de poissons à la tahitienne, de pain coco (si un visiteur à la recette merci de me la communiquer je rêve de pain coco!) et d'un gâteau au chocolat et à la noix de coco accompagné de chants polynésiens et de yukulele! Le ventre plein et l'humeur joyeuse nous sommes repartis pour plonger dans un aquarium naturel, c'est en fait un gros rocher qui sert de pouponnière aux poissons du lagon. La densité de poisson est tel que des bans entiers nous foncent dessus et l'on peut se sentir étouffé par tant d'agitation! Mais le spectacle est magique et vraiment très rare. En parlant de spectacle rare, il est maintenant tant d'aller voir les dauphins. Dans la passe de Tiputa vit une colonie de dauphins sédentaires, le fait est assez rare pour être souligné! Le soir, ils sautent dans les vagues et jouent avec les bateaux, plusieurs ont sauté à moins d'un mètre de notre embarcation sous nos yeux émerveillés. C'est la plus incroyable et la plus inoubliable journée de ce voyage! Merci Léon pour cette journée pleine en émotions et pour ton accueil si chaleureux.

PA’ATI EXCURSIONS
M. Léon REVAULT
B.P. 151 - 98775 Avatoru - Rangiroa
Tél. : (689) 96.02.57 / GSM : (689) 79.24.63

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà d'attaque pour visiter l'île en vélo. Pas d'inquiétude les distances entre les villes sont très raisonnables, la route est goudronnée et droite et pour traverser la passe le taxi boat accepte les vélos! A la pointe d'Avatoru, se trouve une vieille église toute blanche qui donne sur le lagon, un paysage tout droit sorti d'un livre d'une autre époque...
Il faut en profiter pour visiter la ferme perlière Gauguin où une visite explicative gratuite sur la fabrication des perles noires permet de savoir ce qui se cache derrière les magnifiques parures vendues à la boutique. D'ailleurs, les prix y sont plus intéressants que dans la plupart des boutiques où je suis entrée.
 Mr Philippe CABRAL
Tel: (689) 93 11 30
Fax:(689) 93 11 36
phcab@mail.pf

A la semaine prochaine pour la dernière étape de notre voyages de rêve...

vendredi 22 mai 2009

Mix en bouche

Mix en bouche est un concept visant à réunir du monde autour de bons petits plats et de la bonne musique, «c'est le mix des sens» !
Le 31 mai de midi à minuit, c'est ambiance pic-nic chic à La Maison du Château, à Châteauneuf Le Rouge (à 20 min de Marseille). L'entrée est libre, un plat coûte 5€ (entre autres : risotto aux écrevisses, figatelli au feu de bois ou encore puros au chocolat...) et un verre de vin 3€.

Pour plus d'infos 04 91 79 78 97.

Ô nuit belle nuit sous un ciel d'Italie on t'appelle bella notte

En bas du cours Julien, coincé entre un restaurant indien et un café, se niche un petit restaurant italien : La Cantinetta!
L'adresse se murmure entre amateurs de bonne cuisine italienne et il faut absolument réserver pour y déguster de fabuleux plats italiens. La carte, présentée sur grande ardoise (C'est le concept dans beaucoup de restaurants du cours julien) et commentée avec par des serveurs très sympathiques, donne envie de tout goûter!!
Bien sûr mes origines italiennes n'arrangent pas mon goût prononcé pour les petits plats méditerranéens mais, d'un autre côté, mon côté critique, lorsque l'on parle nourriture italienne, est, lui aussi, très prononcé!!
Et là, c'est un sans faute, le risotto aux seiches était vraiment parfait (d'ailleurs je n'ai pas eu le temps de prendre une photo!!), les spaghettis aux écrevisses et à la sauce aux tomates cerises de chéri étaient très bon, et le tiramisu délicieux! Des produits italiens frais et de bonnes qualités, des spécialités italiennes réalisées avec beaucoup de talent et un cadre enchanteur, tout ça pour un coût très raisonnable (environ 30€ par tête), on comprend mieux pourquoi cette adresse est en train de devenir la référence du restaurant italien à Marseille!

La Cantinetta,
24, cours Julien, Marseille 6e
04 91 48 10 48


Le titre fait référence à "La belle et le clochard", et pour retomber en enfance...



jeudi 21 mai 2009

Une journée en Inde भारत में एक दिन

A Paris, il suffit de quelques stations de métro pour se retrouver en Inde! Je vous propose une journée épicée en plein cœur de Paris, dépaysement assuré sans décalage horaire.

A quelques rues de la station de métro la Chapelle, rue Pajol, il est possible d'assister à un Poojas, une cérémonie, au temple de Ganesh.


Mythologie hindou :

Ganesh, dieu des écrivains et des musiciens, est l'enfant de Parvati, l'épouse de Shiva. Un jour, Parvati demanda à son fils Ganesh de garder la porte de sa demeure et de ne laisser entrer personne. Shiva voulut entrer et Ganesh l'en empêcha. Furieux, celui-ci envoya ses troupes à l'assaut mais Ganesh les écrasa grâce à sa force surnaturelle. Shiva le vainquit par la ruse en lui coupant la tête. Devant la fureur de Parvati, Shiva ordonna de fixer sur le corps de l'enfant la tête de la première créature rencontrée, un élephant.

(si la mythologie hindou vous intéresse, je vous conseille « Le Mahabharata » de Jean-Claude Carrière au édition Pocket)


Autour de la rue du Cail, de la rue Perdonnet et de la rue Faubourg St Denis, c'est un peu Bollywood pour de vrai : des boutiques de sarees où mille couleurs se côtoient, des breloques qui tintent et brillent aux bras des indiennes qui font leurs emplettes, du khôl noir et des bindis colorés dans les vitrines, et de petites épiceries aux murs chargés d'épices et de légumes inconnus!

C'est ici qu'il faut acheter ses DVD made in Bollywood, ils coûtent entre 5 et 10 euros et le choix est assez impressionnant! Généralement les vendeurs sont de bons conseils mais il faut tout de même se méfier des sous-titres français qui ont parfois des allures de traduction gratuite sur internet qui, si elles sont comiques les cinq premières minutes, deviennent vite agaçantes!

Un petit creux? Direction, Krishna Bhavan, au 24 rue du Cail. C'est un restaurant végétarien qui propose des plats tamouls, typiques de l'inde du sud, qui sont très épicés. La carte est très variée, et les serveuses, dans un français approximatif, répondent à toutes mes questions (parfois farfelues) avec le sourire! C'est bien moins cher (environ 7 euros par personne) que dans les restaurants aux spécialités du nord de l'Inde, où le pain, le naan, et le riz sont payants!

Le ventre plein et l'esprit en ébullition, c'est le moment de faire un pause culture au musée Guimet, le musée national des arts asiatiques. De l'Inde à la Chine antique en passant par le Tibet, le Pakistan et le Japon, c'est toute l'histoire de l'Asie qui se déroule sous nos yeux. La passion pour l'Asie et pour le Bouddhisme de l'incroyable orientaliste et exploratrice Alexandra David-Neel serait née là, devant une statue de Bouddha! (pour plus d'informations sur cet incroyable personnage, je vous conseille la lecture du livre de Jean Chalon «Le Lumineux Destin D'alexandra David - Néel » ainsi que de ses nombreux essais, romans et mémoires)

A bientôt en Inde!

mardi 19 mai 2009

Polynésie Française troisième partie

 C'est pas le moment de trainer, aujourd'hui, nous partons pour Bora Bora. De Moorea il faut compter environ un heure de vol pour rejoindre cette île mythique. Prévoyez votre appareil photo car les vues aériennes sont magnifiques!

 L'aéroport de Bora Bora est situé sur le motu* mute. Pour rejoindre l'île, il faut prendre un bateau (navettes de l'hôtel ou Bora Bora navettes) pour Vaïtape (ville principale de l'île). C'est super pour se faire une première idée du lagon et de l'île.
Aprés un transfert en bus jusqu'à l'hôtel, nous sommes accueillis par un jus de fruits tropical et un collier de fleurs. Pour se délasser, direction la plage pour un bain dans le lagon. A Bora Bora il ne faut pas être surpris lorsqu'on se trouve sur la plage de constater qu'on est cerné de plages privatives, plages des hôtels les plus proches.
En effet, Bora Bora est une île très touristique et chaque m² de plage ou de lagon se monnaie (très cher)!! Méfiez-vous également des excursions sur des motus déserts qui n'ont de désert que le nom et où toutes les plages sont privées ou presque! Lors de mon premier voyage en Polynésie, il y a quinze ans (j'étais toute petite mais il me reste quelques souvenirs), je me rappelle d'une grande et interminable plage de sable blanc où il n'y avait jamais personne, d'une sortie sur un motu désert très impressionnante (pour une petite fille) car bel et bien désert , et tous les soirs des animations à l'hôtel pour découvrir la culture polynésienne (tressage de feuilles de palmier, usage de la noix de coco, tatouage polynésien, danses...) gratuites... Les temps ont bien changé!!
L'excursion la plus impressionnante de l'île est sans doute le repas des requins et des raies!! Au programme : des raies (mortelles mais domestiquées si tenter qu'on puisse domestiquer un animal sauvage) qui vous montent sur la poitrine et viennent manger dans votre main et des requins qui rôdent à moins d'un mètre de vous en attendant leur repas, sensations garanties!! Ensuite, on découvre le jardin de corail aux couleurs étonnantes avec des bénitiers multicolores et quelques poissons de lagon et, pour se remettre de nos émotions, dégustation de fruits exotiques sur un motu!
 Pour finir la journée en beauté, allons boire un cocktail avec vu sur le lagon opalescent puis manger du poisson crue à la tahitienne et de la glace à la fleur de tiare sous les étoiles.
En partant, arrêtons-nous à Vaïtape pour faire les boutiques, flâner dans son marché couvert, et, si vous êtes curieux, rentrer à l'OPEC ( office polynésien d'expertise et de commercialisation) on vous expliquera la classification des perles noires (important si par la suite vous voulez en acheter) et leur nouvelle méthode de radiographie pour vérifier l'épaisseur de nacre.
Il est temps pour nous de quitter ce petit bout de paradis cher au célèbre explorateur Paul-Emile Victor dont la famille possède deux motus (en vente ici).
*Un motu est un îlot de sable corallien sur la couronne récifale d'un atoll ou à l'arrière d'un récif barrière d'île volcanique.

lundi 18 mai 2009

Taxi hairdresser

Le 6 juin, préparez-vous à voir débarquer de drôles de taxis anglais dans votre ville!


Calor lance l'opération Calor beauty Taxis pour promouvoir sa gamme coiffure. A Paris, Marseille, Lille et Toulouse des taxis aux couleurs de Calor vous déposerons gratuitement à l'adresse de votre choix, tout en vous proposant une mise en beauté expresse réalisée par un coiffeur/maquilleur!

Parfait pour se faire faire une beauté sans perdre de temps et gratuitement. C'est quand même plus chic que le métro aux heures de pointe!!

(le titre fait référence au film de Martin Scorsese "taxi driver")

dimanche 17 mai 2009

En musique

Il y a du nouveau sur fragments de rêves! Dorénavant, en plus du texte et des images, il y aura une touche de musique!
Pour écouter mes envies musicales du moment il suffit de cliquer sur play.

samedi 16 mai 2009

Deux marseillais à la campagne

Nous (moi+chéri) avons profité du long weekend end du 8 mai pour partir visiter un bout de la campagne française! Et nous n'avons pas été déçu...

Douce France, cher pays de mon enfance... (air connu)

Le trajet aller c'était super! Quatre heures (quand même!) de découverte, dans la joie et la bonne humeur, de paysages typiques français : des champs, des éoliennes, des antennes et des villages de moins de deux milles habitants . Par contre quand on est sur l'autoroute « Oh tu as vu on passe à Carcassonne! Tu vois quelque chose? » « C'est pas la ville sur la colline là? Ou peut être à gauche là! A moins que...elle est fortifiée celle-la là-bas? » « Tu crois pas qu'on l'a dépassé? » «euh ouais surement, on la verra mieux au retour ». Que du bonheur!

Après quatre heures de route, nous sommes arrivés dans un très petit village du sud-ouest : «Oh y a une foire au porc ce weekend! C'est chouette! ». Puis après plusieurs minutes sur une route perdue («Tu es sûr de l'adresse? Tu l'as bien rentrée dans le GPS?») au milieu des champs de blés et de maïs, nous sommes arrivés chez la tante de chéri.

Deux citadins à la campagne découvrant la «vraie » vie au calme! Oui le mot d'ordre de ce weekend c'était le calme (sauf que j'étais pas au courant), en effet, perdue dans les champs de blés il n'y a pas un bruit, enfin si, celui des deux tracteurs qui passent devant la maison, mais rien n'est parfait!

A peine remis de nos émotions routières, nous sommes partis, main dans la main, nous promener! En fait, nous avons fait le tour du champ du voisin! Si, si c'est une promenade très intéressante : au bout du champ on peut voir l'Aveyron et il y a plein de fleurs des champs justement!


«Chéri tu as vu il y a des anges! On souffle ensemble et on fait un vœu!!! » « Ah, il y a des boutons d'or! Met le sous ton menton. c'est tout jaune, je me doutais que tu aimais le beurre!!!!» Bref de la conversation de haut niveau. D'ailleurs, si des agriculteurs nous ont entendu, ils ont dû bien rire!! A oui, j'allais oublié, on a vu un tracteur bleu (tous les tracteurs sont bleus là-bas, c'est peut être la mode : tracteur collection printemps/été 2009) en plein action!

Après, nous être follement amusés dans les prés, nous avons voulu visiter les environs. Direction un village de cinquante habitants, aux maisons moyenâgeuses avec les poutres apparentes dans le plus pur style alsacien. « Chéri tu es sûr d'avoir pris la bonne autoroute? »

Ce qu'il faut savoir, c'est que dans la jolie région cathare où nous étions, le moindre village de 10 habitants a une église et un temple et deux cimetières!


Bien sûr les néophytes que nous sommes avons eu beaucoup de mal à différencier un édifice religieux en briquettes rouges d'un autre édifice religieux en briquettes rouges... « c'est un temple celui-là! Il y a une croix cathare. » « ah non c'est une croix catholique! Les deux branches n'ont pas la même longueur » « Mais si, elles ont la même longueur....

Note pour le futur : éviter les lieux de culte.

Après cette épuisante journée, nous sommes rentrés au bercail heureux de nos découvertes et prêts à en soûler nos hôtes au diner devant une cuisse de canard confit un plat de ravioli (les origines italiennes, même dans le sud-ouest, ça s'oublient pas, ça s'invente pas non plus!). Et c'est là, que oh stupeur, des poules dans le jardin! Et deux marseillais qui leurs courent après...


Elles en font encore des cauchemars (elles ont eu surtout peur quand chéri les a poursuivi en faisant de drôles de bruits, elles l'ont visiblement pris pour un coq surdimensionné), mais pas d'inquiétude elles voient un psy animalier tout va rentrer dans l'ordre d'ici un ou deux ans!

Si au début, le calme nous avait intrigué, le deuxième jour ça nous a beaucoup moins fait rire voire nettement ennuyé...Quand on s'est rendu compte qu'on avez fait le tour des visites, ça nous a franchement dépité! Et quand il s'est mis à pleuvoir, on a eu une très très vive envie de rentrer chez nous, au soleil, avec du goudron, des voisins bruyants et la mer!!

Résultat quand on est reparti, on était beaucoup moins Douce France, cher pays… (air connu) mais plutôt Méditerranée Aux îles d'or ensoleillées... (air connu)

On était trop très reposé mais beaucoup moins enthousiastes sur les quatre heures de trajet retour! Autant vous dire que les éoliennes, les champs (overdose de champs) et les petit villages on trouvait ça beaucoup moins intéressants voire horripilants!

« Le prochain long weekend, on reste à Marseille! » « Ben non, tu sait bien il y a le mariage de la cousine de ma mère à St Etienne! » ….

jeudi 14 mai 2009

Polynésie Française deuxième partie

Avant de repartir pour de lointaines îles paradisiaques, je vous prie de m'excuser pour mon absence dû à la combinaison d'un ordinateur capricieux et d'une connexion internet partie dans les choux!

Aujourd'hui nous partons à la découverte de Moorea , de ces plages de sable blanc, de ces montagnes mystérieuses et de son histoire.

Quoi de mieux que de commencer sa journée par un bain dans le lagon turquoise? Direction la plage de Haapiti. Le soleil, l'eau transparente, le sable blanc et les poissons multicolores! Le rêve...

Partons à la découverte de l'histoire de l'île, en allant nous promener du côté de la baie de Cook et de la baie d'Opunohu. La baie de Cook doit son nom au célèbre marin anglais qui aurait débarqué ici en 1777. Mais les sources se contredisent et le sujet prête à controverse. Cook aurait, en réalité, débarqué dans la baie adjacente, la baie d'Opunohu.

La baie de Cook est, aujourd'hui, le lieu de mouillage préféré des yachts et des bateaux de croisière. La baie d'Opunohu est, elle, plus sauvage avec son relief dentelé. Les deux baies sont séparées par le mont Rotui. C'est d'ailleurs dans la baie de Cook que se situe l'usine de jus de fruit de Moorea qui produit les jus de fruit Rotui, véritable institution en Polynésie.


Ensuite, direction le restaurant du Tipanier, pour déguster de l'espadon rose face au lagon!

Un peu plus loin, en empruntant la petite route de l'école primaire d'Afareaitu, on découvre les cascades d'Afareaitu. La végétation luxuriante, le chant des oiseaux, l'odeur caractéristique de la terre humide, c'est une tout autre Moorea que l'on découvre!

Plus sauvages, moins touristiques, les sentiers dans les montagnes de l'île réservent pas mal de surprise. Les marae, lieux de culte polynésien, les fruits exotiques, souvent vendus sur le bord de la route, les animaux plus ou moins exotiques, j'ai croisé des poules sur le marae de titiroa, et le Belvédère. Il est souvent cité comme un des plus beaux panorama de Polynésie, on peut y admirer les deux baies de Moorea, Opunohu à gauche et Cook à droite, séparées par le Mont Rotui.

La semaine prochaine, nous partons à la découverte d'une autre île... un lieu mythique!

jeudi 7 mai 2009

Sur le pouce

Souvent à midi je mange sur le pouce et j'ai deux adresses favorites où on mange vite et bien!

Quand j'ai envie de manger sur le pouce à midi, je vais souvent chez Dubble. Pour un prix équivalent à celui d'un fast food (les prix des menus varient entre 5€90 et 8€90), on y mange équilibré, des fruits et des légumes frais, dans des espaces clairs à la déco moderne. La carte change chaque saison pour le plus grand plaisir de mes papilles. En effet, Dubble réussit à allier l'aspect sain et le goût : leurs sandwichs sont nettement meilleurs que les typiques hamburgers des fast food!

Ils ont plusieurs adresses sur Marseille.


Dans la rue Francis Davso, à 2 minutes des grandes artères commerçantes, on peut manger italien sur le pouce! On y trouve des sandwichs, des paninis, des soupes, des salades et des pâtes qui sentent bon l'Italie. Tout est fait maison avec des produits importés d'Italie et c'est très bon. Là aussi pour un prix très raisonnable : la formule sandwich ou pâte ou salade + une boisson + un dessert est à 7 euros. Leur smoothie, quoiqu'un peu cher, est vraiment excellent!

Le comptoir – italian fooding 67, rue Francis Davso 130001 Marseille.

mardi 5 mai 2009

Polynésie Française première partie

Aujourd'hui je vous emmène, dans mes valises, à l'autre bout du monde! 23h d'avion pour atterrir en plein cœur de l'océan pacifique, à Papeete!
Avant de parler du lagon turquoise, de l'odeur de monoï , du sable blanc ou de la végétation luxuriante je vais aborder le sujet qui fâche : le décalage horaire! En été il faut enlever 12h à une montre qui vient de la métropole et en hivers 11h! Vous imaginez sans peine l'état dans lequel on se retrouve après 23h d'avion et avec 12h de décalage horaire!! Mais le sacrifice est bien mince comparé à la beauté de ce lieu paradisiaque. Bougainville, lui-même, décrivit la Polynésie comme « le paradis terrestre » en 1768!
Un peu de géographie :
La Polynésie française, qui tire son nom du grec polus nesos qui signifie plusieurs îles, est composée de 118 îles dont 76 habitées. Ces multiples îles sont réparties en 5 archipels : les îles de la société (divisées en 2 : les îles du vent et les îles sous le vent), les tuamotu (ce qui signifie en tahitien les îles au large), les gambiers, les marquises et les australes.
Nous partons pour une île du vent : Moorea (en tahitien le lézard jaune). Le vol Papeete-Moorea, sur Air Moorea, dure une dizaine de minutes dans un avion de 19 places. Une vue imprenable sur le lagon et sur le cockpit!
 
A l'arrivée, direction l'hotel hibiscus où un bungalow nous attend. Il ressemble à ce qu'on appelle ici un faré, habitation de bois sur pilotis surmontée d'un toit en pandanus, une plante locale. A quelques mètres, la plage blanche et le lagon bleu transparent qui scintille au soleil!
Ce jour là alors que je marchais dans le lagon, encore embrumée à cause du décalage horaire, 2 petites raies ont frôlé mes jambes!

Mais pas le temps de bronzer, on a rendez-vous au Tikki Village pour une soirée tahitienne. Au programme ukulélés, four tahitien, démonstration de port de paréos et danses traditionnelles!
Le four tahitien, ou ahima'a, est un grand trou creusé dans la terre ou le sable où on place des branchages qui vont brûler pour chauffer des pierres volcaniques posées dessus. Les aliments sont déposés enveloppés de feuilles de bananier sur les pierres, puis recouverts de toile de jute humide et de sable. La cuisson dure au moins trois heures.  
Après l'ouverture du four, il est temps de déguster les spécialités polynésiennes: l'uru (le fruit de l'arbre à pain, photo de droite), le taro (tubercule locale), le fafa (épinard local), le fai (banane rouge), et le poe (fruit cuit au lait de coco).
Ensuite place au show!
 La danse en Polynésie a longtemps eu un rôle social, religieux et politique, jusqu'à l'arrivée des occidentaux qui choqués par les postures suggestives des danseurs font interdire la danse en 1819. Le renouveau de la danse polynésienne date du milieu du XXème siècle et représente, aujourd'hui, un repère identitaire et un divertissement touristique!
Tradition :
Une vahine qui porte une fleur sur l'oreille droite signifie qu'elle est libre et recherche un amoureux, quand elle la porte sur l'oreille gauche signifie qu'elle est prise, réservée ou mariée.

dimanche 3 mai 2009

Une marseillaise à Paris

Samedi, l'aube à peine naissante, je prenais place dans un TGV direction la capitale.

J'ai brunché au BIA, une super adresse de dinner américain en plein cœur du Marais. Dans ce tout petit restaurant de la rue Malher tout est typiquement américain, les serveuses qui parlent très peu français, le menu écrit en anglais (sous-titré en français), la nourriture, la déco, et même les clients ! Dépaysement assuré.

Confortablement installée sur des banquettes en sky rouge et entourée de touristes américains, j'ai mangé des œufs brouillés et des pancakes aux myrtilles. Excellents!


Je me suis perdue dans les petites rues du Marais, comme à chaque fois que je m'y rends... et par hasard, je suis entrée dans le jardin à la française du musée Carnavalet, que le printemps a embelli.


Au son d'une dizaine de violons, j'ai traversé Beaubourg portée par la foule. Deux stations de métro plus loin, j'ai profité du soleil, au bord d'un bassin au jardin des tuileries.


j'ai flâné au musée de l'Orangerie devant les Nymphéas de Monet et j'ai découvert, avec plaisir, les peintures de Marie Laurencin (qu'incultement je ne connaissais que comme compagne de guillaume Apollinaire). En sortant, j'ai feuilleté des livres de botanique et de cuisine à la librairie des jardins. Et j'ai acheté des macarons, pour le goûter, dans la petite boutique Pierre Hermé de la rue Cambon.


Je me suis promenée sur les Champs Elysées, j'ai croisé des gens de toutes les nationalités, j'ai essayé des robes, et j'ai attrapé un métro surchargé direction la gare de lyon.

Dans le train du retour, un macaron à la main (plutôt dans la bouche...) je regardais défiler le paysage en pensant à ma prochaine escapade.