mercredi 22 avril 2009

Il était une fois...

Les livres ont jalonné ma vie. J'ai grandi avec eux, ou plutôt il m'ont fait grandir. Ils m'ont fait vivre des aventures incroyables, rencontrer des personnages audacieux, emprunter milles existences au chaud chez moi, blottie dans mon imaginaire.
Je revois l'évolution de mes goûts littéraires : le dégoût des livres scolaires au lycée, les grandes découvertes, les auteurs qui m'ont aidé à grandir sans le savoir! L'ironie c'est que depuis la fin du carcan scolaire j'ai envie de lire « les grands classiques » je cours après « les liaisons dangereuses », Simone de Beauvoir, Baudelaire, ou encore Victor Hugo!
Les lectures doivent susciter l'envie, l'envie de dévorer les pages noircies! Ma faim de découverte littéraire me semble liée à une grande curiosité. Vouloir m'immiscer dans l'esprit des grands auteurs, de me croire capable de débusquer leurs secrets, pire, me comparer à eux!

De cette envie narcissique de parcourir le monde de par les livres est née ce que j'appellerai un débordement littéraire, à tel point qu'il y a des piles de livre cachées sous mon bureau et d'autres qui se forment (à mon grand dam!) sur mon bureau (autant dire qu'il est un peu encombré!).

Je sens qu'il est grand temps, avant que je vous perde dans des élucubrations architecturales, d'aborder le vif du sujet, à savoir les livres que j'aime, mes coups de cœur littéraires!

D'abord, un des mes auteurs fétiches est René Barjavel. Je l'ai découvert grâce à ma prof de français de troisième, qui nous avait fait lire, à l'époque, « La nuit des temps ». Je l'ai dévoré tant de fois que les pages s'en détachent!
Publié en 1968, il est toujours d'actualité lorsqu'il aborde le thème de l'amour (un retour tout en finesse sur les thèmes de la belle aux bois dormants et de Tristan et Iseult), celui de l'écologie, mais aussi de la guerre, de la science , qui améliore et détruit,et de l'humanité (avec reprise du mythe de Babel). Il y a là les éléments d'une contre utopie à la Huxley (Cf «le meilleur des mondes»). C'est un livre qu'on ne lâche pas avant de l'avoir fini!

Par la suite j'ai dévoré ses autres livres avec autant d'avidité, comme par exemple : « L'enchanteur » où Barjavel reprend le mythe Arturien de façon très poétique, « Les chemins de Katmandou » sur la drogue et la déchéance des hommes, « Le grand secret » une réinterprétation des grands événements du XXième siècle d'une façon étonnante ou encore «Les dames à la licorne» très beau roman fantastique dans une Irlande ensorcelante!

Un autre auteur que j'affectionne particulièrement est Boris Vian! Son style si facilement reconnaissable, mais inclassable, son humour, son vocabulaire inventif, ses thèmes, tout chez cet auteur est atypique et fascinant! Alors pour les néophytes jetez-vous sur «l'écume des jours», et c'est très vite clair soit on déteste soit on adore mais on est jamais indifférent au style Vian.

Son réel travail sur le vocabulaire, qu'il trouve inadapté et insuffisant, est très intéressant quoique déstabilisant: on navigue entre les mots valises, les archaïsmes, l'argot et autres jeux de mots! Pour un moment d'humour et de poésie rien de mieux qu'un roman de Boris Vian.


Un livre des plus importants dans ma bibliothèque est «Ainsi soit-elle» de Benoîte Groult, un livre toujours d'actualité (publié en 1975) sur la condition féminine! Comme elle le dit elle-même «Le féminisme n'a jamais tué personne - le machisme tue tous les jours», elle ne fait que relever des faits et c'est, malheureusement, très instructif.


«Le paradis, à n'en pas douter, n'est qu'une immense bibliothèque» Gaston Bachelard.

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